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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/524

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LES APHRODITES

Violette. — Belamour, comme je dis, leur a fait cela, mais sûr ! Elles en sont fières comme des reines ! Oh ! si maman Durut savait !… elle les étranglerait tous trois !…

Le Marquis. — Il faut se garder de jaser. Les petits garçons…

Violette. — Ces imbéciles-là ? Nous daignons bien leur parler seulement ! et puis il faudrait voir qu’ils se donnassent les tons d’observer notre conduite… Monsieur Belamour, c’est différent : c’est le capitaine, celui-ci… Quant aux soldats, c’est mademoiselle Zoé qui en fait ses choux gras. Elle les prend tous où elle peut les attraper, et pan !… C’est elle déjà qui a fait chasser Loulou.

Le Marquis. — Va, c’est assez ; je n’ai pas besoin de savoir tout cela, moi.

Violette. — Est-ce qu’on ne dit pas tout à son amoureux ?

Le Marquis (riant). — C’est parler ; ainsi tu veux bien que je sois ton amoureux ?

Violette. — Belle demande !

Le Marquis. — Et Belamour ?