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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/523

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IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.

Violette. — Eh bien ! c’est un joli garçon, n’est-ce pas ?

Le Marquis. — Assurément.

Violette. — Je ne dis pas cela parce que nous nous ressemblons, mais il m’aime tout plein… (Elle rougit.) Oh ! mais je n’avais pas l’honneur de vous connaître, quand nous sommes convenus de cela. Il devait, ce soir, arrive qui plante, briser le maudit cadenas, et puis…

Le Marquis (pour l’amuser). — Et puis ?

Violette. — Dame ! voyez qu’il est malin de vouloir que je lui dise quoi ! Il y a déjà Bellotte[1] et Mimi qui y ont passé avec lui… Ne nous vendez pas, du moins ?…

Le Marquis. — Je n’ai garde d’abuser de ta confiance !

Violette (avec la gaieté de l’espièglerie.) — Bellotte et Mimi, qui n’ont que onze ans chacune, et à qui notre maman n’a pas pensé seulement de mettre un qu’on y touche ; elle appelle cela comme ça.

Le Marquis. — Fort bien.

  1. Deux camarades de Violette. Bellotte est celle qui priait à l’ermitage.
13.