Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/522

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
148
LES APHRODITES


phète ! (Un baiser.) Un saint[1] ! (Un baiser.)

Le Marquis (gaiement). — Tu me fais infiniment d’honneur !

Violette. — Voyons donc, que je considère encore un peu cette affaire qui m’a fait un si joli mal… Bon Dieu ! lui en aurais-je fait aussi ? comme la voilà rouge !… Bonjour, beau joujou. (Elle le baise.) Ô mon cher monsieur, que vous avez donc bien fait de me demander ce matin ! Tenez, (Elle tire de sa poche une lime d’Angleterre.) voici ce que je m’étais fait apporter hier, pour mes six francs, par Gervais, dans un rouleau d’orgeat.

Le Marquis. — On te friponnait pas mal. À quoi bon cet outil ?

Violette. — Ce soir, Belamour devait travailler à une fichue ceinture… Tu le connais pourtant… Ô mon Dieu ! pardon, je suis une malapprise.

Le Marquis. — Non, non, mon petit ange, tu me fais plaisir. Tu demandais si je connais Belamour ? Sans doute ; j’ai tant soit peu cet honneur-là.

  1. Reste des idées premières.