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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/521

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IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.

Elle lui saute au cou et le dévore de baisers…

Violette. — Si vous étiez bien aimable, vous viendriez tous les jours, entendez-vous ? de peur que… voyez-vous bien… car… il se pourrait que maman l’oublie… et je ne voudrais pas, moi, que ce fût un autre qui voulût…

Le Marquis (avec feu). — L’adorable enfant ! Eh bien ! veux-tu que je m’arrange avec Durut pour qu’elle te cède à moi ?

Violette (avec passion). — Oh ! oui !… Tiens… vois-tu, je suis riche, j’ai six louis à la caisse… Je les abandonnerai tout de suite à notre maman pour qu’elle se procure qui me remplace. Et puis tout ce que la Providence m’enverra d’argent, tout, je le lui donnerai, jusqu’à ce qu’elle se croie dédommagée de ne m’avoir plus ; car elle m’a fait tant de bien ! Je serais bien ingrate de lui faire du tort.

Le Marquis (enchanté). — La bonne petite âme ! Va, mon enfant, ce sera mon affaire.

Violette. — Ô mon roi ! comme vous parlez ! il me semble que je vois un pro-