Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/519

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
145
IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.

Violette (s’écrie) : — Ah ! maman ! maman !… On me le fait !… maman !… (Un mélange de lascive frénésie et de vive douleur fait que Violette roule des yeux, siffle des lèvres, se dérobe à moitié, puis aussitôt se roidit au-devant de l’instrument de la difficile opération. Elle s’écrie :) Maman… ah !… ah !… (Plus fort et plus brusquement ?) Maman !

Pour le coup l’inition est à son comble, et des flots brûlants inaugurent le sanctuaire du plaisir… Violette est pendant quelques instants comme morte. Elle a pâli tout à coup, ses dents se sont serrées, ses yeux fermés clignotent, son sein bondit avec précipitation. D’une main elle tord les jupes de madame Durut ; des ongles de l’autre elle laboure les matelas de la duchesse… Cet état violent dure bien deux minutes, après quoi, jetant brusquement ses bras autour du cou du marquis, rouvrant les yeux et lui décochant un baiser à bouche ouverte, elle semble vouloir l’engloutir. “ Ô mon Dieu ! mon Dieu ! mon sauveur ! „ lui dit-elle, en sons à peine articulés. Bientôt après le marquis recom-

  III.
13