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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/518

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LES APHRODITES


quis veut bien lui faire part. En même temps Durut vient dénouer une ceinture de ruban violet et les attaches de la collerette. Peignoir, chemise, tout est enlevé. Un modèle dont Boucher aurait fait la Pièce à choisir, mais dont il n’aurait su dessiner assez correctement les beautés infinies, étonne les yeux et les mains du marquis. Celui-ci transporte pétulamment Violette sur une duchesse, où déjà Durut a pris place, assise, se proposant de servir d’oreiller à la jeune victime dont Vénus va recevoir le sacrifice délicat… L’ardeur du marquis est si grande que la bonne Durut croit devoir lui recommander des ménagements… Soit obéissance, soit galanterie, soit raffinement de volupté, Limefort prélude et veut d’abord baiser la plus fraîche de toutes les virginités ; mais Violette, rugissant au moindre contact, plante les doigts dans les cheveux du langayeur et lui donne, en l’attirant violemment, une preuve presque cruelle du plus impatient désir. Il faut y sacrifier toutes les gradations délicates… À peine le glaive du sacrificateur se fait-il sentir, que, se poussant au-devant de sa pointe brûlante,