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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/517

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IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.


un transport fougueux et embrasse le marquis. Mais au lieu de le baiser, elle colle sa tête contre une oreille de l’amateur, se pressant au surplus violemment contre lui.

Le Marquis (continue). — Elle est charmante.

Durut fait au marquis des mines qui expriment qu’il trouvera bien du plaisir à posséder cette fillette. Elle veut ensuite s’esquiver, mais…

Violette (s’en apercevant). — Ah ! maman ! ne m’abandonnez pas ; restez ici pour m’apprendre ce qu’il faut que je fasse…

Le Marquis. — M’embrasser d’abord, petit ange, si je n’ai pas le malheur de te déplaire.

Violette (après l’avoir baisé convulsivement vingt fois). — Vous, me déplaire ! (Elle demeure longtemps la bouche collée sur celle du marquis.)

Le Marquis (ensuite). — Eh bien ! Durut, ne voilà-t-il pas un volume de belles phrases ?

Violette palpite, sanglote, et ne peut s’empêcher de plonger sa main dans les trésors dont elle est prévenue que le mar-