Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/515

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
141
IL N’Y A PLUS D’ENFANTS.

Le Marquis (sa bourse à la main). — Voici de l’or, ma bonne amie.

La Durut (refusant). — Eh fi ! tu te crois donc au bordel ? On ne paye point d’avance : il faut avoir eu. Si ce que je t’offre n’allait pas valoir le prix que j’y mets, rien de fait, mon cher ; si l’objet ne te plaît pas, une autre ; c’est ton droit de frère, et mon devoir, non moins que mon plaisir, car tu sais, marquis, que de tous nos Limefort[1] c’est toi que j’ai le plus aimé…

Le Marquis. — Comme je suis celui qui se pique pour toi des meilleurs sentiments… (On frappe d’une certaine manière…)

La Durut. — Voici Violette. Entrez !…


LE MARQUIS, MADAME DURUT, VIOLETTE[2].

À la vue de celle-ci, le marquis, pénétré d’étonnement, s’écrie : “ C’est Hébé ! „

  1. L’ordre avait le bonheur alors de posséder six frères de ce nom, qui presque tous étaient dignes de le porter.
  2. Violette : délicieuse brune ; elle est coiffée à l’enfant, avec un ruban vert autour de ses cheveux à peine poudrés, et vêtue d’un simple peignoir garni de mous-