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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/512

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LES APHRODITES


passant par Ems[1] : je puis donc me passer une fantaisie agréable.

La Durut. — Que te faut-il ?

Le Marquis. — Mais un pucelage, ne l’offrais-tu pas ?

La Durut. — Je voulais dire : brun ou blond ? mûr ou vert ? J’ai du onze, du douze, du treize et du quatorze. Faisons mieux, viens là dedans. (Elle le conduit dans un cabinet.) Voici tous les portraits[2], renouvelés il y a quinze jours.

Le Marquis. — Délicieux !… Je ne sais, ma foi ! que choisir… Tiens, cette blondinet

La Durut. — C’est une fureur ! on en veut toujours à ce petit mouton qui rêve. On la nomme Dolente, elle a quatorze ans, la plus jolie taille du monde. Tu vois ses grands yeux d’azur et sa bouche moins fendue qu’eux ? Eh bien ! malgré cela, je ne te la conseille pas.

Le Marquis. — Pourquoi ?

  1. Endroit où il y a des bains chauds, à quelque distance de Coblentz. On y joue comme à Spa, Aix et autres coupe-gorge.
  2. Ce sont ceux des onze camillonnes qui composent avec Zoé, leur chef, la douzaine qu’entretient, de fondation, madame Durut.