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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/506

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LES APHRODITES


couple bricoler, faire assaut le plus joliment du monde, ordonne d’un regard imposant qu’on les laisse consommer sans trouble.

Après l’affaire,

Le Prélat (gaiement). — Eh bien, Fessanze, qu’en dis-tu ?

Fessange, pour toute réponse, vient baiser avec reconnaissance la main presque féminine de son protecteur. Alors commence entre les masseuses une badine altercation. Tour à tour chacune d’elles veut chasser l’autre, en lui donnant un petit coup sur les doigts, et semble prétendre à l’honneur de finir seule la commotion électrique qu’elles administraient solidairement à Monseigneur. Quoique ce débat flatteur ajoute infiniment à la joie du prélat, il ne souffrira pas qu’on lui fasse répandre à vide son précieux élixir. — Un moment, continue

Le Prélat. — Si z’en avais deux, mes poulettes, ze ne serais nullement embarrassé ; mais ze le suis maintenant du çoix. Arranzez-vous : laquelle me veut ?

Célestine et Fringante (ensemble). — Moi ! — Moi !