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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/500

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LES APHRODITES


le prélat qui demeure encore l’oreille basse, mais la caressante Zoé ne tardera pas à la lui faire redresser. Enchanté des petits soins qu’elle lui donne, il la dévore de caresses. Un bon effet, quoique lent dans ses progrès, le prévient encore davantage en faveur de la négrillonne.

Le Prélat. — Que penserais-tu de moi, ma cère Durut, si ze dérozeais auzourd’hui au prézuzé que tu me connais pour les appas africains, car tu sais que ze n’eus zamais le cœur de tâter d’une négresse ?

La Durut. — Monseigneur, je dirais que vous faisiez bien quand vous vous passiez d’une chose qui ne vous tentait pas, et que vous ferez encore mieux de vous la donner quand enfin elle vous promet du plaisir.

Le Prélat. — Ze m’étais figuré que c’était abominable, une noire, et maintenant ze trouve que c’est çarmant… Oui, ze vais t’avoir, petite Zoé.

Zoé. — C’est bien de l’honneur à moi, monseigneur.

Le Prélat (la baisant). — Et ze crois pour moi bien du bonheur. Allons, Fes-