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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/493

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COMME ILS SE CONSOLENT.


nent un siége ; Fringante et Dardamour restent comme ils étaient. L’entretien n’a point été suspendu.

Célestine. — Eh bien ! Agathe, quelles nouvelles ?

La Durut. — Il y en a de toutes les couleurs. D’abord l’honnête Limecœur, ayant pris querelle au spectacle de Monsieur avec un révolutionnaire, a couché sur le carreau son homme et s’est sauvé la nuit avec cent louis, notre cher Alfonse étant accouru les lui offrir comme de sa poche ; mais ils sortaient tout de bon de celle de la généreuse madame de Fièremotte, qui, bien entendu, ne souffrira jamais qu’ils lui soient rendus. Entre nous, le plaisir de conserver paisiblement le bel Alfonse, moins orageux que Limecœur, a bien été de quelque poids dans les motifs de son bienfait…

Le Prélat. — Limecœur ! Alfonse ! c’est de l’inconnu pour moi[1].

La Durut. — Nous vous dirons en temps et lieu ce que c’est ; sachez, en attendant, qu’ils sont tous deux bien aimables, sans pourtant se ressembler… Et puis une grosse

  1. Mais non pas sans doute pour le lecteur.