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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/487

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COMME ILS SE CONSOLENT.

Célestine (qui depuis quelques instants s’est négligemment amusée du boute-joie de Sa Grandeur). — Mais en effet je pourrais m’être trompée. Comment, monsieur ! il y a un siècle que je caresse cette breloque, et voilà comme elle y répond !… Libertin ! je gage que tu n’as pas eu toujours sur tes genoux le chien de madame de Vadouze ? Voilà bien le plus triste lendemain de noces que j’aie vu de ma vie !… (L’embrassant) Monsieur le saint, voulez-vous bien bander ?

Le Prélat (s’animant un peu). — Tu vois bien que cela vient, petit çou (pour chou). En attendant, il faut que ze me zustifie. Ze te zure que z’ai ramené la Vadouze d’une maison, soupé et veillé avec elle, sans que z’aie à me reprocer le plus petit pécé. Elle est tout en train d’un nouveau zokuey, presque hors d’âze, qu’elle vient de se donner… Pour moi, ze lui ai conseillé de faire tout de suite de cet égrillard un çasseur… Elle en raffole ! N’a-t-elle pas voulu que ze visse comment il la sert ! Z’ai eu la complaisance de contempler tout l’ezercice. Le drôle est fort au fait et n’a pourtant zamais servi que des femmes de robe ; mais elles

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