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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/486

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LES APHRODITES

Le Prélat. — C’est aceter cer le plaisir, que d’avoir tant de peine à venir le cercer.

Célestine. — Oublie tout cela chez nous, mon bel ami. (Elle le baise.)

Le Prélat. — Ze ne vois pas ici la cère Durut.

Célestine. — Mon cœur, elle est à Paris depuis hier soir. Je l’attends à toute minute, car elle est bien nécessaire quand je suis moi-même occupée au dehors.

Le Prélat. — Plains-moi, bien çarmante Célestine, z’ai passé la plus mauvaise nuit de ma vie. Il faut que z’aie eu le malheur d’emporter quelque puce de cez madame de Vadouze, qui m’a fait tenir son cien pendant une heure sur mes zenoux ; ze me suis senti tourmenté comme un damné pendant toute la nuit entière. Mon valet de çambre n’a zamais pu trouver dans les draps le méçant animal ; z’en ai presque eu la fièvre… Heureusement, vers le zour, ze me suis endormi ; mais ze suis stigmatisé de la tête aux pieds : c’est à faire compassion !

Célestine (le baisant). — Petit roi, voilà ce que c’est que d’être sensible…

Le Prélat (soupirant). — Ah ! que dis-tu ?