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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/479

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L’AMITIÉ À L’ÉPREUVE.

Célestine. — Mais sais-tu bien que c’est m’en faire une ? Voudrais-tu m’accuser de remplir moins bien que toi les devoirs de notre commun emploi ?…

Fringante. — Tu caves au plus fort. Certes, mon dessein n’est pas de te désobliger ; mais je crois pouvoir avancer que tu es trop bonne, et que tu tiens trop de compte aux capricieux des détails qui peuvent t’amuser. C’est toi, nommément, qui nous as infestés d’une légion de revireurs… Celles de nos belles dames qui n’ont pas ton fichu goût tremblent d’avance pour leur derrière, quand elles voient ballotter[1] quelqu’un des essayés de l’ambidextre Célestine.

Célestine. — En revanche, celles de mon bord, c’est-à-dire qui aiment tout, ne s’attendent qu’à de la grosse et de la simple besogne de la part des recommandés de mademoiselle Fringante. Cela ne revient-il pas au même ?

Fringante. — D’accord.

Célestine. — Sais tu que c’est à moi qu’on a l’obligation d’avoir repêché ce joli

  1. Ici, cela veut dire passer au scrutin.