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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/475

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L’AMITIÉ À L’ÉPREUVE.


homme. Le voilà, grâce à Dieu ! déniché de l’hospice pour n’y rentrer jamais. Avoue pourtant qu’il y a des gens bien heureux.

Fringante. — Est-ce de toi, ou de lui, que tu parles ?

Célestine. — C’est de lui. Trouver ainsi quatre folles encore jolies, riches, libérales, d’humeur à se cotiser pour lui faire un sort fixe de cent louis, l’entretenant de tout, voilà de ces aubaines qui ne tomberaient pas à un galant homme…

Fringante. — Ou plutôt qu’un galant homme n’accepterait pas. Comment nomme-t-on ces peu délicates bienfaitrices ?

Célestine. — Mesdames de Lamotte-Pertuis, de la Rigolière, de Vitami et de Confort. Le contrat est en bonne forme. Elles émigrent.

Fringante. — Le quidam les suit, m’a-t-on dit, en qualité d’écuyer ?

Célestine. — C’est-à-dire de premier domestique, car tout cela n’est que robe et haute finance, quoiqu’en fait d’hommes elles faufilent avec la cour.

Fringante. — Aïe ! aïe ! Pour peu qu’elles soient accoutumées aux gens du

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