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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/466

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LES APHRODITES


lestine. Mais c’est assez excéder le lecteur de ces détails à peu près monotones pour lui, s’ils sont variés pour mes acteurs. On a fini : Belamour s’est écarté, Célestine demeure encore en place.

Célestine. — Comme il faut croire aux réputations ! J’aurais juré que tu étais homme à fuir à la seule vue d’un con… Pardonne !

Le Vicomte. — Oui bien, de celui qui a la prétention de se faire attacher par des soins, des soupirs et des détails aussi ennuyeux que ridicules ; oui bien, de celui qui porte des certificats effrayants de ses nombreuses fatigues ou de ses malheurs, ou bien de celui qui vous attend avec du poison ; de celui qui, s’arrogeant l’honneur de vous fatiguer, est incapable de prendre part à la chose ; oui, Célestine, il y en a de cent espèces que j’abhorre et que je fuis. Mais il en est un bien aimable, ainsi que ses pareils ; s’il n’y en avait que de cette espèce, je crois que notre secte s’éteindrait… Celui que je veux dire, c’est le frais, le pur, le sensible et reconnaissant, en un mot (Avec un bon baiser.) le tien !…