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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/450

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LES APHRODITES


fier et d’imposant.) Tenez… (Elle donne à cet audacieux quêteur un baiser humide.) Voilà tout ce que je puis faire pour son service.

Belamour. — Grand merci ! C’est toujours ça !

En même temps l’espiègle se laisse aller à terre, assis. Aussitôt il a fourré sa tête sous les jupes de Célestine et entre ses jambes. Tandis qu’il gravit pour atteindre au magique sillon, de sa main il attaque l’équilibre de la nymphe et lui fait ployer le jarret. Elle tombe en plusieurs temps, et sans rudesse, d’abord à genoux, puis sur les mains ; cette attitude est ce que l’ardent Belamour désirait d’obtenir. Dès lors il a sur le nez la céleste mappemonde, et sa langue amoureuse aiguillonne le brûlant bijou. En même temps, le petit boute-joie fait fièrement l’obélisque, à trois doigts des yeux de Célestine, à qui l’on en fait trop pour ne pas l’entraîner. Elle se jette donc avec un transport glouton sur l’intéressant joujou et lui rend hommage pour hommage. Sa bouche lubrifie le bigarreau vermeil, tandis qu’une main folâtre joue avec