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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/448

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LES APHRODITES


tirer de chez le peintre, pour la petite duchesse de Confriand. Il s’est extasié. “ Le divin enfant ! s’est-il écrié ; je déjeune avec lui demain à l’ermitage. — Et Célestine ? a dit ma sœur, la voilà cassée aux gages ! — Point du tout ; tous deux, ma chère Durut : je les veux l’un et l’autre. „ Juge, mon petit ami, si cet affamé, qui peut-être n’a pas vu un seul cul depuis six semaines, et qui d’avance a doublé le prix ordinaire de sa fantaisie, peut manquer une partie pour laquelle s’est si vivement montée son imagination !

Belamour. — En vérité, je ne les conçois pas, ces messieurs ! Qu’ils aient tant de plaisir avec vous autres, cela se comprend ; mais avec nous !

Célestine. — Tiens, Belamour, ne te mets pas à raisonner comme un con, je n’aurais pas la complaisance de te répondre. Suis-moi, petit imbécile.

Elle le prend par la main et le mène grand train, à dix pas, dans la cabane qui est en dedans un délicieux boudoir garni de glaces.

Célestine (après avoir mis à nu la mappe-