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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/447

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PASSE POUR CEUX-CI !

Belamour. — Peut-être ne viendra-t-il pas.

Célestine. — Lui ! pour la récréation qu’il s’est ménagée, il arriverait des antipodes. Il avait essayé d’émigrer, mais il ne pouvait s’accommoder, a-t-il dit hier à ma sœur, ni des femmes du pays, bégueules, sur son article, à faire pitié, ni des réfugiées françaises, dont les taudis sont engorgés du matin au soir, si bien l’aristocratie elle-même s’accommode, à petit bruit, de ce système d’égalité, de liberté, contre lequel elle proteste. N’étant pas non plus affriandé par des jeunes gens qui, pour se rendre aussi laids que possible, se sont mis à porter des moustaches et des barbes, à l’instar de nos sapeurs de la garde nationale, il n’y a pas tenu, et, au risque de se faire prendre, il est rentré. Durut, avertie par ses mouchards, est accourue chez lui ; son premier mot a été : “ Que fait Célestine ? Pourrai-je l’avoir demain ? „

Il est bon de te dire que je suis ce qu’il aime le mieux à Paris, et pour cause… En même temps ma sœur lui a fait voir ton portrait en miniature, qu’elle venait de re-

  III.
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