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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/444

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LES APHRODITES


retraite encore avec les honneurs de la guerre.

Belamour vient (un peu décontenancé) pour le petit détail de son service. La comtesse le regarde d’un certain air… Il rougit…

La Comtesse. — Ne serait-ce pas vous, monsieur le fripon, qui tout à l’heure,… hein ?

Belamour (avec timidité). — C’est moi, madame, qui avais cet honneur-là.

Elle lui saute au cou avec transport, le baise au front, aux yeux, à la bouche. Il l’habille, elle lui glisse un louis dans la main.

La Durut (avec sévérité.) — Belamour, je ne sais rien, je ne vois rien. Mais gardez-vous une autre fois d’outre-passer si témérairement les ordres de votre service.

La Comtesse. — Ne le gronde pas, ma chère Durut. Je t’assure qu’il m’a fait tout le plaisir imaginable. (Elle sort de la poche son livre.) Les autres n’étaient-ils pas quatre ?

La Durut. — Tout autant.

La Comtesse (écrivant au crayon). — Quatre inconnus et monsieur Belamour…

La Durut. — Avec une virgule.


On passe dans la salle à manger.