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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/441

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EH BIEN ! DE L’HÉROÏQUE.


avec la même énergie, se niche en levrette chez l’heureuse spectatrice.

La Comtesse (avec feu). — Ah foutre ! C’est trop de plaisir, mes yeux déchargent… Que mon cyclope[1] ne peut-il voir !

On ne cite pas les dits de Fringante et Trottignac, parce que ce n’est point par l’esprit que brillent ces athlètes ; mais ils travaillent ! c’est à s’extasier. Trois fois, sans bouger, l’onctueux Trottignac a fourni la carrière. — On n’a fait courir encore que deux postes à la petite comtesse, parce qu’après chacune on l’a purifiée avec une éponge imbibée d’eau. Cette cérémonie a coûté quelque instants ; et puis, chaque fois, c’est un éclair !… On va de nouveau grand train avec elle. Quand elle est au moment d’une troisième crise, Fringante et Trottignac, qui se sont reposés et rafraîchis, se raccrochent avec la première ardeur. Pendant cette accolade on a fini la comtesse, et

  1. Les cyclopes ont la réputation d’être fort lascifs, mais celui de la comtesse, quoiqu’il fût très joufflu, qu’il eût l’œil renfoncé et la gueule perpendiculaire au lieu de l’avoir horizontale, était pourtant fort joli et faisait des conquêtes, au bout de vingt ans de services, aussi facilement que le premier jour.