Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/44

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
32
LES APHRODITES


c’est une folie qui me passe par la tête… Auriez-vous la complaisance de vous y prêter ?

Le Chevalier. — Vos volontés sont des ordres pour moi.

La Duchesse. — Je voudrais… Non, non, je ne veux plus ;… c’est aussi par trop extravagant.

Le Chevalier (à genoux). — Parlez, de grâce !

La Duchesse (se hâtant de le relever.) — Y pensez-vous ! J’imaginais de vous inviter à vous mettre dans ce bain, si vous ne répugniez pas à m’y succéder ; j’aurais à mon tour essayé s’il est aussi naturel que vous le dites de s’acquitter bien…

Le Chevalier (interrompant). — Vous, madame, daigner…

La Duchesse (extrêmement agitée). — Eh ! pourquoi pas ?

Le Chevalier. — Si vous ne vous amusiez pas à m’éprouver…

La Duchesse (très-émue). — Quelle idée ! (Elle lui serre involontairement la main.)

Le Chevalier. — Quoi ! tout de bon, vous souffririez qu’à vos yeux…