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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/438

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LES APHRODITES


de l’éviter, car à sa vue la plus douce créature de la terre devient comme une lionne et lui court sus ; elle le poignarderait !

La Comtesse. — Ces aversions sont inconcevables ; on en a vu pourtant des exemples fréquents. Fringante n’est pas si difficile ?

La Durut. — Oh ! pour elle, ce serait Lucifer avec ses cornes et ses pieds de griffon, qu’elle l’endurerait. (Madame Durut sonne. On frappe en dehors le petit coup d’avertissement.) Fringante et Trottignac ! (On répond selon l’usage.)

La Comtesse. — Voilà ce qui sera fort bien, mais je veux aussi qu’on m’occupe…

La Durut (après un moment de réflexion). — J’ai votre affaire.

Elle conduit madame de Mottenfeu dans un cabinet de toilette, dont un mur est commun à l’alcôve du lit de la chambre à coucher. Pour lors elle ouvre un intervalle carré, et fait remarquer à la comtesse qu’en y passant le buste elle y verra parfaitement les ébats qui vont avoir lieu pour l’amuser, et que pendant cette fête elle sera servie substantiellement.