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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/436

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LES APHRODITES

La Comtesse. — Il reste un article encore : Nègres, mulâtres et quarterons, ensemble quarante-sept. (Soupirant). Ah ! de ce nombre, ma chère Durut, il y eut un Zamor[1] ! celui-là, mon cœur, je le regretterai jusqu’à mon dernier soupir.

La Durut. — Vous me donnez une bien haute idée du mérite d’un homme qui laisse d’ineffaçables impressions dans un cœur qu’ont pu toucher quatre mille neuf cent cinquante-neuf amants…

La Comtesse. — Voilà de la mauvaise plaisanterie, par exemple. Dois-je me fâcher ? (Elle sourit.)

La Durut. — À Dieu ne plaise ! Touchez là, si vous ne m’en voulez point. (La comtesse, par malice, touche si fort, qu’elle-même se fait un certain mal.)

La Durut. — Maintenant que j’ai eu sur les doigts, que pourrai-je faire pour vous amuser, car vous ne me quittez pas encore ?

La Comtesse. — Ce n’est pas mon dessein, je compte dîner ici en famille.

La Durut. — Vous m’enchantez. Mais il n’est que midi. Quelle est votre heure ?

  1. Fameux personnage du Diable au corps.