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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/43

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TANT PIS, TANT MIEUX.

Le Chevalier (tortillant en ce moment dans ses doigts les mèches de la toison, comme pour leur rendre leur ondulation naturelle). — Si j’étais assez maladroit pour vous faire quelque mal ?…

La Duchesse. — Je vous crois bien sûr du contraire. Il faut avouer, mon cher Alfonse, que vous êtes le plus intelligent baigneur… (Dans ce moment il a l’attention de détourner de l’orifice même les pointes qui pourraient s’y être engagées… On se doute de l’effet agréable que peut produire un aussi scrupuleux détail. La duchesse ajoute :) Non, vous n’êtes point un nouveau venu. Durut m’a trompée. Vous avez passé votre vie à rendre de pareils services ?

Le Chevalier. — Je vous jure, madame, que j’ai le bonheur de les rendre pour la première fois de ma vie.

Il a fini ; la duchesse prend pour tout vêtement un ample et long peignoir de mousseline. Un instant de silence et d’inaction.

La Duchesse (avec l’air d’hésiter et d’être combattue). — Eh bien !… il y a de la bizarrerie à ce que je vais vous proposer… Mais