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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/428

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LES APHRODITES

La Durut. — Vous avez fait l’enfance de noter cela ?

La Comtesse. — Et de quoi de plus essentiel donc voudrais-tu que j’eusse fixé le souvenir ?

La Durut. — Ce n’est pas cela que j’ai voulu dire, mais on n’a pas toujours l’occasion, le moment.

La Comtesse. — Oh ! dès la première fois (il y a vingt ans de Dieu grâce !) qu’il m’est arrivé de me frotter à ce monsieur que tu sais, je prévis que familiariser avec lui serait la plus essentielle affaire de ma vie ; or, comme j’ai de l’ordre… Mais devine : combien y a-t-il, à vue de pays, de noms là dedans ?

La Durut. — Que sais-je ? quatre cents…

La Comtesse. — Prr ! Passe au mille et va…

La Durut. — Eh bien ! mille et quelques ?

La Comtesse. — Oui, quelques mille, mais combien ?

La Durut. — Quelques mille ! deux ? trois ?

La Comtesse. — Tu es encore loin de compte.