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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/424

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LES APHRODITES


gieux de ce qui devait n’être qu’un badinage, une folie…

La Durut. — N’est-ce pas ? voilà tout à fait mon idée. C’est précisément à quoi j’ai tâché, moi, de ramener les choses, autant que la besogne d’une simple servante pouvait influencer le très-digne ordre… Mais ayez la bonté de m’achever ce que vous avez commencé.

La Comtesse. — Les gros bonnets d’alors étaient des espèces d’adeptes qui faisaient semblant d’avoir trouvé la pierre philosophale du plaisir et de vouloir en demeurer seuls dépositaires.

La Durut. — La pierre philosophale ! Voilà ce que je cherchais, et n’ai jamais eu l’esprit de trouver ; quand j’avais sur la langue… ce n’était pas cela… Mais je vous écoute, ayez la complaisance de continuer.

La Comtesse. — Il se tenait de belles et longues assemblées où l’on s’emmystiquait[1], et puis il y avait des harangues de réception, des remerciements. Tout cela

  1. Madame la comtesse ne se piquait pas de purisme et formait un mot au besoin, sans songer qu’il serait un jour sanctionné ou proscrit par les Quarante.