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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/423

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EH BIEN ! DE L’HÉROÏQUE.

La Durut. — Le vôtre est sans prix pour moi, madame la comtesse. J’espère, puisque vous paraissez contente, que nous aurons le plaisir et l’honneur de vous voir souvent dans cette solitude ?

La Comtesse. — Comment ! j’espère bien y vivre et mourir. Il faut faire une fin, ma chère Durut. Un beau jour j’arrive ici dans ce charmant pavillon des pensionnaires, et c’est pour y finir mes jours. Ma fortune est assez honnête pour pouvoir faire un arrangement raisonnable avec toi.

La Durut. — Nous n’aurons pas de peine à nous arranger, madame la comtesse.

La Comtesse (interrompant). — Je vois que l’ordre a pris, pendant ma longue absence, une forme infiniment plus agréable que de mon temps…

La Durut. — Croyez-vous ?

La Comtesse. — Au reste, je ne pourrais raisonner pertinemment de tout : je n’étais qu’affiliée. Mais d’après ce que j’ai pu connaître du dessous des cartes, j’ai toujours jugé qu’on n’avait pas atteint le vrai but. On faisait alors une espèce de culte reli-

  III.
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