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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/42

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LES APHRODITES

La Duchesse (gaiement). — Cela est clair, je suis condamnée.

Le Chevalier. — Il serait heureux pour moi que de vous-même vous voulussiez bien avoir tort.

La Duchesse (finement). — Monsieur Alfonse, vous n’êtes pas tout à fait aussi neuf qu’on a voulu me le persuader… Eh bien ! je souscris à votre arrêt, et vous allez être chargé seul de tous les petits soins d’usage. L’effet que j’espérais de ce bain est absolument manqué… Je ne sais,… au lieu de me rafraîchir il m’a mise dans une agitation !… (Elle se met debout dans sa baignoire.) Je n’y peux plus tenir ! (Faisant face au chevalier, elle expose ainsi dans tous leurs avantages ses plus attrayants appas. Alfonse, malgré son inexpérience, fait tout ce qui convient avec une adresse infinie. Ses larcins même ont une grâce qui donne de lui la plus favorable opinion. Les détails de cette toilette vont jusqu’à une espèce de pillage galant, pour lequel au surplus la duchesse, sûre de son triomphe, affecte de donner les plus engageantes facilités.)