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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/418

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LES APHRODITES


la glace dont ils se sont fort approchés, et de la sorte le prince a le plaisir d’y voir de profil les monts rosés dans la vallée desquels il se perd, administrant un adroit et raffiné service. Il y a des entêtés à qui l’on ne peut persuader que toutes les femmes ne sont pas sourdes de cette oreille-ci. Qu’ils pensent ce qu’ils voudront de ce que pouvait éprouver alors la bonne dame Durut ; les autres, pour qui je répète qu’elle entendait très-clair des deux oreilles, m’en croiront quand je leur dirai qu’à cette manière d’obliger le prince elle prit elle-même bien du plaisir. Comme tout cela n’a pas laissé d’être long…

La Durut (trouve bon de dire après l’affaire). — Pardon, cher prince, si j’ai dormi si longtemps ;… mais c’est que je faisais un bien beau rêve…

Le Prince. — Je ne veux pas que tu prennes ainsi la chose, et pour que tu n’oublies point que notre nouvelle liaison est une réalité, fais-moi le plaisir de garder cette montre ; à chaque fois que les aiguilles y marqueront cette même heure, tu m’obligeras de te dire : “ À pareil moment, un