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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/41

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TANT PIS, TANT MIEUX.


charmes. On siffle pour madame Durut.

Madame Durut (souriant). — Excusez-moi, mes enfants. (Elle sort.)

La Duchesse (à madame Durut, comme pour la rappeler). — Eh bien ! eh bien ! (Au chevalier.) Votre tante est la meilleure femme de l’univers ; mais, entre nous, elle perd l’esprit. Y a-t-il du bon sens à s’en aller sans me laisser personne qui puisse m’aider à sortir du bain ?

Le Chevalier. — Je croyais, madame que vous y étiez depuis bien peu de temps. Mais, quand il vous plaira d’en sortir, j’aurai soin de vous procurer tout ce qui pourra vous être nécessaire.

La Duchesse. — C’est parler raisonnablement. Mais votre tante est vraiment folle, comme je vous le disais : n’imaginerait-elle pas que j’allais me servir de vous-même !

Le Chevalier. — Permettez, madame, que je sois neutre dans cette occasion. Si, de peur de vous déplaire, je n’ose vous contredire, il n’en est pas moins vrai que ma tante pensant à me procurer tant de bonheur, je ne puis aussi la blâmer.

3.