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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/400

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LES APHRODITES

Madame de Montchaud (se récriant). — Bonté du ciel ! moi, faire l’homme ! et avec une proche parente encore !

Madame de Valcreux (à Durut). — N’avais-je pas deviné ?

La Durut (avec sévérité). — Oh ! si nous avons de ces travers de pensionnaires de couvent, nous ne valons rien pour Paris. (D’un ton menaçant.) Voulez-vous bien tout de suite…

Madame de Montchaud. — Eh ! bon Dieu, la paix ; quand on y est une fois, il n’en coûte pas plus d’aller son train. Voyons, Rosette.

Comme, par la faute de madame de Montchaud, loin encore d’être formée, il n’y a pas entre les deux cousines cette sympathie à la mode qui fait maintenant trouver au beau sexe, chez lui-même, des jouissances mutuelles que souvent le nôtre ne lui offre qu’avec mille dangers, madame de Valcreux choisit une posture qui ne communiquera de sa personne que la partie seule nécessaire à l’expérience. On comprend sans doute que c’est en jument du compère Pierre qu’elle se présente. Alors