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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/40

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LES APHRODITES

Madame Durut (au chevalier). — C’est celui qu’on nomme dans le monde les amoureux. (À la duchesse.) Il n’est pas au fait ; il faut lui expliquer les choses. (Au chevalier.) Te sens-tu des dispositions, la, franchement ?

Le Chevalier (vivement). — Oh ! oui, ma tante, d’infinies,… (baissant les yeux) surtout s’il s’agit d’entrer dans une troupe où madame…

La Duchesse (interrompant). — Je crois vous entendre. (À madame Durut.) Il n’est pas sans esprit.

Madame Durut (un peu bas). — Je m’en suis toujours doutée, et je suis sûre que, si vous aviez la bonté de lui communiquer un peu du vôtre, il ferait en peu de temps des progrès admirables.

La Duchesse (moins bas). — Soyez assurée, ma chère Durut, qu’il n’y a rien que je ne sois capable de faire pour votre neveu… Il rougit ! il est divin !

Cette rougeur, très-vrai, provient de l’impression plus que douce que fait sur le très-impressionnable jeune homme la fréquentation de ses yeux sur une infinité de