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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/396

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LES APHRODITES


à l’hospice. Tout cela est bien conditionné, garni en argent partout… et solide. Vous en aurez pour la vie…

Madame de Valcreux (après avoir bien attentivement examiné). — Je tombe d’accord de tout cela, mais à qui veux-tu que pareil outil puisse aller ?

La Durut. — À vous ; n’allez-vous pas faire l’étroite ? Que diable !… apprenez qu’on me dit tout… Ne sais-je pas pourquoi, tout aimable que vous êtes, vous n’avez pu être reçue ? Mon Dieu ! n’allez pas vous fâcher. D’abord je vous aime, mais c’est pour cela que je ne vous flatte point. Allons, un peu de honte est bientôt passée. Prenez cela, vous dis-je, ou de ce pas je le porte à Paris. Ah ! pardi ! j’ai là mesdames de La Brèche, de Vaginasse, de Béantcul, de la Poterne… et madame de La Conassière donc ! la pauvre femme, que je sais réduite à se servir d’une seringue à clystère, au bout de laquelle on plante une orange, le tout recouvert d’une peau glacée. C’est à faire pitié !

Du moment que Durut a nommé madame de La Conassière, madame de Valcreux est