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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/394

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LES APHRODITES

La Durut. — Mille grâces ! c’est fait, je ne puis d’ailleurs m’arrêter. Je voulais…

Madame de Montchaud (interrompant). — J’allais vous écrire, chère amie, pour vous prier…

La Durut. — Eh bien ! me voici ; mais j’ai d’abord un mot à dire à madame.

Madame de Valcreux. — À moi ?

La Durut (se disposant à mettre en évidence quelque chose qui est dans un rouleau de papier). — Vous allez voir que je n’oublie pas mes bonnes pratiques. Tenez !

Elle a produit un énorme godemiché imitant parfaitement le naturel, à cela près que le fût est semé de petites aspérités occasionnées par les nœuds d’une étoffe ratinée, qui fait la première enveloppe sous une seconde, d’un boyau fort transparent, à travers lequel un rouge tendre donne parfaitement le ton de la chair. La couleur du bout, mollet comme la nature, est un peu plus vive. Le boyau, très-mince et sortant d’un petit orifice à l’extrémité, recouvre le tout et se profile sur un trait fort exact qui rend le gland, le filet, et figure ce bourrelet délié que fait le prépuce rabattu. Bref,