Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/392

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
18
LES APHRODITES


de madame de La Conassière, et l’on n’est pas quelque part sans savoir précisément où l’on est… Chez moi l’un est une halle[1], l’autre est une guérite. Pourrait-on s’y tromper ?…

Madame de Montchaud. — Fi ! fi ! cousine, Rosette, veux-je dire, je ne voudrais pas avoir entendu la fin de ta confidence. Serait-il possible que…

Madame de Valcreux. — Tout étonne une ex-dévote, une provinciale ! Il est bien plus étonnant qu’avec toi-même, tour à tour le plastron d’un chapitre de chanoines et d’un couvent de carmes, on n’ait jamais voisiné

Madame de Montchaud. — Cette horreur à moi ! non, non, ma chère. Si parfois j’ai bien voulu souffrir qu’on aiguisât son outil à mes meules, sache que je n’ai jamais permis qu’on fût plus criminel. Mais que vois-je ? c’est, sur mon Dieu ! le phaéton découvert de la Durut…

Madame de Valcreux. — Qu’elle conduit elle-même,… et c’est ici qu’elle vient…

  1. Pénible confidence qui s’échappe, comme la fumée, à travers une brûlante éruption d’amitié !