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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/386

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LES APHRODITES

Madame de Valcreux. — Je le crois.

Madame de Montchaud. — Infatigable à me servir, l’affectueux Baudard proposa d’écrire à mon sujet au Saint-Père, et sollicita la permission provisoire de suppléer, avec tous les révérends pères carmes de son couvent, à ce qu’exigeait mon urgente détresse, jusqu’à ce que le sacré collège fît parvenir sa décision. Cette sage ouverture fut universellement approuvée. Sa Grandeur, non-seulement donna les mains pour que tout pût se passer à ma plus grande satisfaction, mais recommanda même, sous peine de péché, que chacun fît le possible dans une occasion où il importait que l’esprit malin ne prévalût pas sur l’Église. Le prélat se réservait de prendre connaissance lui-même, une ou deux fois par semaine, du progrès de ma rédemption.

Madame de Valcreux. — J’avoue que si je ne connaissais pas à quel point tu es franche et détestes le mensonge, je ne pourrais croire un mot de cette étonnante extravagance. Il fallait donc que ton évêque et tout le chapitre eussent perdu l’esprit ?

Madame de Montchaud. — Pourquoi