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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/381

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EST-IL POSSIBLE ! POURQUOI NON ?


sois juste, ces privilégiés-là conviennent à tant de femmes !

Madame de Valcreux. — Après avoir servi la Conassière il ne convenait plus à aucune : en trois mois elle l’a ruiné. J’ai revu ce galant homme une fois, mais méconnaissable. C’est lui qui m’a juré qu’avec mon odieuse rivale on ne sait jamais où l’on est, ou que plutôt on est à la fois partout.

Madame de Montchaud. — Cela, sans doute, a bien son inconvénient. Cependant il y a des hommes à qui cette incertitude monte l’imagination. C’est pour cela qu’un jour le révérend père Baudard, qui frottait la pointe de son chose sur l’orifice de mon postiche, et à qui je dis : Fi donc ! mon révérend, que faites-vous-là ? me répondit : J’affûte mon outil.

Madame de Valcreux. — Oh ! puisque tu viens de prononcer le nom de ce Baudard, dont je n’aurais pas osé te parler la première, dis-moi sans feinte si, tout de bon, ce religieux eut, comme on l’a publié dans la famille, une permission de l’évêque pour t’exploiter ?