Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/380

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
6
LES APHRODITES


dire vingt-huit fois, car avec elle tout coup est double, attendu qu’on y fête à la fois et saint Noc et saint Luc.

Madame de Montchaud. — Voilà de la méchanceté ; pourquoi cela ?

Madame de Valcreux. — D’abord parce que je ne me pique pas, comme toi, d’être mielleuse et charitable envers le prochain, que d’ailleurs tu ne ménages pas toujours aussi bien en réalité qu’en apparence ; ensuite parce que cette Conassière me déplaît souverainement. Je ne lui ai pas encore pardonné de m’avoir soufflé certain Russe que la nature avait fait exprès pour moi, un de ces êtres dont la perte est irréparable. Rien ne remplira peut-être de ma vie le vide que m’a laissé son enlèvement !

Madame de Montchaud. — Mon Dieu, ma chère, il faut se faire une raison. Il est bien difficile de garder des hommes tels que je me figure ton Russe. Avait-il été de la cour ?

Madame de Valcreux. — Sans doute, et y était parvenu de rien par ses surprenantes qualités.

Madame de Montchaud. — Eh bien !