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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/38

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LES APHRODITES

La Duchesse. — Assurément. (Au chevalier, d’un ton amical.) Entrez, monsieur. (Le chevalier entre. Bas à madame Durut :) On n’a pas une plus charmante figure.

Madame Durut (au chevalier). — Fais tes remerciements à madame, à qui je viens de parler de ta vocation pour le théâtre, et qui veut bien s’intéresser en ta faveur auprès du directeur d’une troupe dont elle est la première actrice. (La duchesse, agréablement surprise du tour qu’a choisi madame Durut, sourit et lui serre la main en signe d’approbation.)

Le Chevalier (saluant la duchesse). — Ah ! madame, que de bonté !

La Duchesse. — Je n’aurai pas grand mérite à seconder vos vues, monsieur. Je prétends, au contraire, me faire de ma négociation un droit à la reconnaissance de celui de qui votre adoption va dépendre. (Elle attire à elle madame Durut pour lui parler à l’oreille.) Mais c’est un ange que ce neveu-là ! (Le chevalier s’est écarté pour feindre la discrétion.)

Madame Durut (bas). — Je ne voulais pas vous en faire tout de suite un grand éloge.