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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/353

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OÙ PEUT-ON ÊTRE MIEUX ?


grosses bougies. Il est suffisamment abaissé dans le moment pour que, seul, il éclaire de la plus agréable lumière tout l’espace, et particulièrement la table en fer à cheval circulaire, interrompue en face de l’entrée et garnie de trente-six couverts. Les dames seules y prennent place.

Les goûts sont si différents que chacun se passionne pour quelque spectacle favori. Quant à moi, je ne sais s’il y a rien de plus enchanteur au monde que ce cercle de femmes, toutes plus ou moins belles, jeunes ou jolies, toutes galantes surtout, qui ont épuisé dans leur voluptueuse parure la quintessence de la mode et du goût ? Que j’aime à voir, derrière elles, cette élite des vrais aimables de la première[1] capitale de l’Europe, leur formant une cour, empressée sans esclavage, familière sans impertinence, spirituelle sans tours de force, gaie sans pétulance, ardente sans brutalité !

Un ambigu délicieux, se mêlant à mille fleurs, offre tout ce qui peut flatter la sensibilité du sens subalterne dont ce moment

  1. Puisse-t-on, hélas ! ne pas dire bientôt la dernière.