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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/344

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LES APHRODITES


n’est pas prévenu. Marchons, mon pauvre comte. (Elle l’entraîne. Il a bien de la peine à sortir ; il cède enfin, et disparaît.)


LA BARONNE, LE PRINCE.

Le Prince (ployant les épaules). — Pauvre sot !

La Baronne. — Pensez-vous, prince, qu’il aura la bonne foi de s’éloigner, et me croyez-vous quitte de lui ?

Le Prince. — Vous devriez vous en croire assurée, il y a tant de motifs ! D’ailleurs, votre ascendant sur ce pauvre malheureux ne peut assez se concevoir.

La Baronne. — Mais l’ascendant n’a de vraie prise que sur les caractères prononcés : cet homme n’a pas même celui de la faiblesse, il n’a que de l’opiniâtreté. Cependant, mon prince, je dois vous demander bien des pardons de vous avoir fait passer un ennuyeux quart d’heure.

Le Prince (galamment). — Il serait charmant, belle Eulalie, que vous voulussiez bien à l’instant m’en dédommager.

La Baronne (gaiement). — Cela serait