Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/338

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
156
LES APHRODITES


de ces grands mots, monsieur. Je serai, moi, fort unie dans mes expressions. (Le comte paraît hors de lui.)

Le Prince. — Comte, assurez-vous, et voyons ce que dira madame.

Célestine. — Mon prince, faites-moi le plaisir de me remplacer. Ma mission est finie. Mille soins m’appellent ailleurs. (Elle court.)

Le Prince (vivement). — Célestine, Célestine ! vous oubliez quelque chose.

Célestine. — Quoi donc ?

Le Prince. — De me donner deux baisers…

Célestine. — Je suis si pressée… Encore ne vient-il pas les chercher ! (Elle rentre lestement. Ils s’embrassent de tout leur cœur. Célestine sort.)

La Baronne. — Savez-vous, mon prince, quel procès ancien il y a entre monsieur et moi ?

Le Prince. — Oui, très-belle dame : le comte a bien voulu me mettre au fait.

La Baronne. — Eh bien, daignez nous juger ! Je fus trahie par monsieur, que j’aimais ; mon respectable père mourut de