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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/333

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JEAN S’EN ALLA…


être où nous retrouver : retourne, crois-moi, t’emparer du cabinet.

La baronne a pris Célestine sous le bras. Elles marchent assez vite et sans parler. La curiosité, dans ce moment, balance chez la baronne l’attrait du plaisir qu’elle sait que fait goûter la mâle éloquence de Tireneuf.


Maintenant dans le cabinet où Célestine et le comte se sont parlé. On est assis.

Célestine (d’un ton préparé). — Quelle impression feraient sur vous, céleste Eulalie, des nouvelles sûres de l’existence du repentir et des généreuses intentions d’un homme qui fut autrefois bien coupable envers vous ?

La Baronne (froidement). — Tu veux parler, je le vois, du comte de Schimpfreich ?…

Célestine. — De lui-même.

La Baronne. — Eh bien, puisqu’il existe encore, tant mieux pour lui ! S’il se repent, cela lui fait honneur, je l’en félicite, et cela le punit, j’en suis enchantée. Quant à ses intentions, je ne me soucie nullement de les connaître, parce que cet homme est,