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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/330

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LES APHRODITES


fait pitié. Tenez (lui donnant un baiser sur le bec), patientez toujours avec cela, jusqu’à ce que je vous amène votre archi-fouteuse Eulalie. (Elle ferme sur le comte la porte du cabinet.)

Célestine, qui croyait facilement trouver madame de Wakifuth, y eut beaucoup de peine. Cinq des dames du tournoi, auxquelles elle s’était adressée, n’avaient pu lui donner des nouvelles de la baronne ; mais enfin madame de Troubouillant (qui revenait de faire un tour au jardin anglais, avec le comte de Beauguindal) lui dit qu’il lui semblait avoir entendu madame de Wakifuth, tout au fond du bosquet, rire de bon cœur avec un homme. Célestine courut à l’endroit indiqué, mais, après avoir cherché longtemps et écouté à plusieurs portes, elle désespérait enfin de joindre cette introuvable femme. Par bonheur, apparut soudain, sortant d’une niche à laquelle Célestine n’avait pas fait attention, la baronne accompagnée du chevalier de Tireneuf[1],

  1. Le chevalier de Tireneuf, garde du roi du temps qu’il y en avait ; cinq pieds dix pouces de haut. L’Hercule-Farnèse à vingt-quatre ans, et francisé. Les