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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/323

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JEAN S’EN ALLA…


de clôture ; mais il n’était guère possible de l’entendre. On s’enivrait de folie, on délirait, tandis que madame Durut, Fringante et Célestine, la tête perdue, ne voyaient, n’entendaient plus, et en détachaient de tout leur cœur.

L’exemple est contagieux. À travers cette confusion, Belamour, doux, mais espiègle et plus chaud que ne l’annonce son air enfantin, convoite, cherche et retrouve Zoé, qui, depuis le départ de Loulou, lui trottait en cervelle. Dans un moment où tout lui semble rendre excusable un trait d’insubordination, il attaque la négrillonne, qui d’abord le reçoit en badinant, et joue ; mais c’est tout de bon : il s’y prend de manière à ne pas lui laisser d’incertitude sur l’outrance de son objet. Cette gaieté ravive la galerie ; les bravos, le claquement des mains, ajoutent à l’ardeur des jeunes combattants. Bien attaqué, bien défendu : Belamour a le courage d’un lionceau, Zoé, l’adresse d’une jeune biche. Mais le beau sexe est toujours le plus faible, surtout quand on le prend par où le fripon de Belamour était enfin maître de Zoé. Il la pressait contre une