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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/321

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LA PIÈCE CURIEUSE.


tine… et la fraîche présidente, ses délectables acolytes, toutes trois sont impitoyablement violées, sans respect pour la gravité de leur ministère public. Quarante paires de mains célèbrent si vivement ce piquant impromptu qu’on croirait entendre le bruit de toute une chambrée à quelque grand spectacle, lorsque paraît sur la scène l’auteur demandé d’une pièce qui vient d’obtenir la couronne[1].


  1. Nous espérons qu’aucun de nos lecteurs ne s’étonnera des hauts faits que nous venons de raconter. Nous leur souhaitons, au contraire, à tous, d’être capables des mêmes prouesses. Que s’il plaisait à quelque incrédule (dans le goût du comte parieur) de nous chicaner ici sur la vraisemblance, en dépit de ce beau vers : “ Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable. „ nous faisons d’abord des vœux pour que sa femme, ou, qui pis est, sa maîtresse, lui donne (comme la baronne à son jaloux) une preuve pleinement démonstrative de l’existence de ces messieurs pour qui sept ou huit ne sont qu’un badinage. Ensuite, pour notre justification personnelle, nous citerons le véridique Brantôme, qui assure que Mahomet, époux de onze femmes, ne mettait qu’une heure à les bistoquer toutes. Comparés avec le prophète, nos héros ne sont encore que de bien petits garçons.