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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/320

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LES APHRODITES


s’il n’eût été question que de faire avaler au pauvre comte la lie du calice d’amertume), seuls ces gens-là ne désemparaient point. Limefort avait attaché une très-petite montre au ruban des cheveux de la baronne. “ Quelle heure est-il ? demanda-t-elle. — Cinquante-cinq minutes. (Elle fut alors quelque temps sans parler…) Finis, maintenant. „ Lorsqu’ils se relevèrent, il était cinquante-neuf minutes, la montre avançant de quelques secondes sur la pendule.

Alors toutes les loges (elles étaient remplies) s’ouvrirent brusquement, et des applaudissements continus firent retentir la salle.

Cependant le fameux Boutavant, qui le premier avait mis le nez hors de la garde-robe, n’oubliait point une fanfaronnade par laquelle il se croyait engagé. Le voilà donc venu saisir à l’improviste et porter sur la plus proche avantageuse la bonne Durut, tandis qu’elle ne pensait qu’à l’objet du bien public… Mâlejeu, Durengin, ne voyant pas sans une égale émulation ce trait de bravoure galante, ils accourent ; le premier s’empare de Fringante, le second de Céles-