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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/32

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LES APHRODITES


répondre. J’ai un caprice, il ne sait le deviner ; je le lui explique aux trois quarts, il ne comprend rien, et mon butor me quitte après mes avances humiliantes ! Mais vous ne savez pas, madame Durut, mettre à la porte des balourds de cette espèce !

Madame Durut. — C’est un bon petit diable ; il a craint de vous offenser.

La Duchesse. — Eh ! morbleu ! que n’avez-vous plutôt des insolents qu’on puisse souffleter pour ce qu’ils oseraient de trop, que ces timides inutiles qui vous servent ric-à-ric avec un sot respect ! (Elle hausse les épaules.) Mon bain est-il commandé ?

Madame Durut. — Oui sûrement.

La Duchesse. — Je mangerai un morceau, des drogues, ce qui se trouvera ; et comme me voilà désorientée à crever de dépit, j’attendrai ici l’heure de la seconde pièce des Italiens.

Le jockey reparaît pour avertir que le bain est prêt. Comme la duchesse marche du côté de la porte…

Madame Durut (avec un peu de mystère, l’arrête et lui dit à basse voix :) — Si